| Le chiffre d’affaires
consolidé du groupe InVivo s’établit à
2,838 milliards d’euros, en léger recul de 2,8
%. Cette baisse résulte de facteurs structurels (chute
du revenu agricole de 13 %, baisse des consommations d’intrants)
et conjoncturels (collecte en retrait de 10 %, spectre de
la grippe aviaire).
Avec 45 millions d’euros d’investissement, l’exercice
2005/2006 est marqué par une politique d’investissement
soutenue dans toutes les activités.
En semences et nutrition animale, InVivo poursuit sa politique
d’acquisition et d’internationalisation. Le rachat
du GAE accroît le potentiel de sélection de Serasem
en blé tendre et blé dur. Un an après
le rachat du programme orge de PBI, cette acquisition confirme
la volonté du groupe InVivo de positionner Serasem
parmi les premiers obtenteurs européens en variétés
autogames. En nutrition animale, le rachat de la firme-service
italienne Filozoo, n°3 sur son marché, et la prise
de participation dans la société portugaise
Vetagri placent InVivo parmi les leaders européens
de la nutrition animale. Cette politique d’acquisition
et d’internationalisation s’avère déterminante
pour les activités où la capacité à
engager des budgets de recherche conséquents constitue
un facteur incontournable pour être et demeurer un acteur
sur les marchés.
Les investissements dans les plates-formes logistiques agrofournitures
et Gamm vert, avec l’inauguration en octobre dernier
de la plate-forme de Montbartier, dans la manutention et le
stockage des grains avec notamment les prises de participation
dans Sodistock et Atlantique Stockage confirment la volonté
du groupe d’améliorer les performances économiques
du réseau. De même, avec la création de
Gamm Vert Développement, le réseau de franchisés
dispose désormais de moyens accrus pour poursuivre
sa croissance.
Au cours de l’exercice 2005/2006, InVivo a particulièrement
travaillé sur le renforcement et la redéfinition
des partenariats avec les coopératives. « Cette
politique prend en compte l’évolution structurelle
de notre sociétariat et notre environnement professionnel.
Réfléchie et construite en étroite collaboration
avec les coopératives, elle est fondée sur des
engagements précis mettant en œuvre des synergies
fortes entre l’échelon régional et national
», explique Jean Myotte, directeur général
du groupe InVivo.
Avec 44 % de parts de marché en santé végétale
et un chiffre d’affaires (777,9 M€) qui représente
le quart du chiffre d’affaires du groupe, l’élaboration
de la nouvelle politique commerciale en matière de
santé végétale aura été
le grand « chantier » de l’exercice. Elle
consiste à adapter la capacité de négociation
du réseau coopératif face à des fournisseurs
de plus en plus concentrés et à mettre en œuvre
des services adaptés à un contexte en profonde
mutation tant en matière d’efficacité
logistique que de conseils délivrés aux agriculteurs.
Elle renforce le rôle d’InVivo dans ses fonctions
de centrale de négociation et de services. Plusieurs
possibilités d’engagement sont proposées
aux coopératives afin de répondre au mieux à
leurs attentes diversifiées en termes de négociation,
de logistique et de services agronomiques dans un souci de
complémentarité entre l’échelon
régional et national.
Des partenariats spécifiques se mettent également
en place dans lesquels InVivo apporte son expertise en matière
de connaissance des marchés, de logistique ou de compétences
en recherche et développement. C’est le cas du
pool blé dur qui rassemble des groupes coopératifs
du sud de la France et qui a permis d’ouvrir de nouveaux
débouchés à nos partenaires, du GIE Saône-Rhône
dont l’objectif est de structurer l’offre export
en matière de céréales, mais aussi des
centrales d’achats d’engrais d’importation
Intersol et Diam. Intersol, pôle d’achats de solution
azotée sur le port de Rouen rassemble douze coopératives,
Diam, pôle d’achats d’ammonitrate transitant
par le port de Saint Malo compte sept membres. Du
côté des productions animales, plusieurs outils
de pilotage des élevages et des usines d’aliments
ont été élaborés en co-construction
avec les coopératives. C’est le cas d’ABDC
(analyse des bases de données clients) en volaille
de chair mais aussi du système d’alimentation
bovine en ration sèche Totalac.
InVivo offre également aux coopératives de
nouvelles opportunités de développement. Dans
le réseau Gamm vert, la mise en place d’espaces
« Les sens du terroir » permet aux franchisés
de diversifier leur offre et rencontre un réel succès
auprès des clients. En agroéquipement, l’ouverture
de deux CRD (Centre régional de distribution) à
Dijon et à Sorgues a permis aux coopératives
associées un développement significatif de leur
activité sur ces marchés. Dans le domaine des
graines oléagineuses industrielles, InVivo Marchés
en procédant à des échanges de marchandises,
permet à ses sociétaires d’accéder
au débouché énergétique allemand.
« Parallèlement à ces axes forts de notre
développement, renforcement de nos compétences
et consolidation des partenariats avec nos sociétaires,
l’intégration des enjeux du développement
durable à la fois dans nos préoccupations et
dans notre stratégie est désormais une réalité
qui se traduit dans les faits », poursuit Jean Myotte.
Que ce soit en termes de prescription technique, d’optimisation
logistique, de mise en place de chartes de développement
durable, ou avec l’engagement, aux côtés
de Coop de France, dans la conception d’un processus
de notation, cette campagne a été marquée
par de nombreuses initiatives et réalisations qui témoignent
de notre volonté de faire du réseau coopératif
une composante reconnue et moteur du développement
durable.
« La solidité financière de notre groupe,
la diversité et la qualité des compétences
de ses équipes nous permettent d’être en
position privilégiée pour saisir les opportunités
qui émergent de cette nouvelle dynamique », conclut
Michel Fosseprez, président d’InVivo.
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