Enjeux - Les OGM au coeur de la controverse
LES PROBLEMES POSES PAR LES OGM
De nombreuses interrogations
Malgré les bénéfices qu’ils sont susceptibles d’apporter, les OGM soulèvent de nombreuses interrogations, et en particulier sur le plan de l’éthique, de la dépendance technologique ou encore de l’appropriation du vivant : A-t-on le droit d’introduire dans une espèce un gène d’une autre espèce ? Faut-il légiférer sur ces aspects et imposer des limites ? Est-il logique que des entreprises s’octroient des brevets, équivalents aux brevets industriels, sur du matériel vivant ? Est-il légitime que ces entreprises récupèrent des gènes présents naturellement dans des plantes, des bactéries ou d’autres êtres vivants et se les approprient ? N’est-on pas en droit de considérer cette démarche comme du bio-piratage ? A terme, la sélection de variétés ne risque-t-elle pas de se concentrer entre les mains de quelques groupes multinationaux : une poignées d’entreprises privées dont dépendrait la majeure partie de la production alimentaire de la planète ? … autant de questions que mettent en avant les mouvements anti-OGM.
Dissémination de gènes dans l’environnement
La culture de variété OGM soulève également des interrogations vis-à-vis de l’environnement, et plus précisément, vis-à-vis du risque de dissémination de gènes, dans les parcelles voisines des parcelles OGM : le pollen des variétés OGM peut être transporté par le vent ou par les insectes, sur des distances importantes et se déposer sur d’autres plantes non OGM de la même espèce, des mauvaises herbes en bordure de champs ou des plantes cultivées. Les graines issues de ce croisement peuvent alors elles-mêmes devenir porteuses du gène de la variété OGM. Un risque contre lequel les associations anti-OGM se sont battues en France pendant de nombreuses années, en fauchant les parcelles de cultures et d’essais OGM.
Un moratoire sur la culture des OGM en France …
Sous la pression des mouvements anti-OGM et dans le souci de prendre en compte les craintes de la société française, le gouvernement français a décidé, début 2008, d’instaurer un moratoire qui a conduit à un arrêt total de la culture d’OGM dans l’hexagone. Cette décision considérée comme une grande victoire par les opposants aux OGM, a provoqué une grande déception chez leurs défenseurs. Cette prise de position politique était d’ailleurs en opposition avec le point de vue des scientifiques européens. Dans d’autres pays européens, la culture des variétés OGM est toujours autorisée, notamment en Espagne où près de 40 000 ha d’hybrides de maïs OGM résistants à la pyrale sont cultivés.
En 2009, pour la première fois depuis le milieu des années 1980 et les premiers travaux sur les OGM, aucun essai OGM n’a été autorisé sur le territoire français.
… mais des importations d’OGM qui restent autorisées
En France, la culture des variétés OGM est aujourd’hui bloquée. Les importations sont par contre toujours autorisées et l’Union Européenne et la France en importent des volumes très importants. C’est notamment le cas du soja utilisé pour l’alimentation animale. Une situation paradoxale que les agriculteurs favorables aux OGM, jugent inéquitable et incohérente.
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Les autres dossiers :
Date-cles
1983 : 1ère plante transgénique obtenue (tabac au stade expérimental).
1985 : 1ère plante transgénique résistante à un insecte.
1987 : 1ère plante transgénique tolérante à un herbicide total.
1990 : 1ère commercialisation d’une plante transgénique (Chine : tabac résistant à un virus).
1994 : 1er légume transgénique commercialisé
1997 : France : 1ère autorisation de la culture transgénique : maïs résistant à la pyrale.
1999 à 2008 : Passage de 40 à 125 millions d'ha de plantes transgéniques cultivées dans le monde.
2008 : Un moratoire donne un coup d’arrêt à la culture des OGM en France
2009 : Aucun essai de variétés OGM en plein champ n’est autorisé en France




