Big Data agricole : quels intérêts pour l’agriculture ?

20 Avril 2015

Le marché prometteur du Big Data intéresse : l'Europe s'organise, les groupes investissent pour prendre rapidement position sur l'échiquier mondial. Dans ce contexte, InVivo, premier groupe coopératif agricole français, a décidé d'investir dans le Big Data en agriculture, avec pour objectif d'en devenir le champion européen.

Big Data : « un cercle vertueux pour l’agriculture ».

L'exploitation agricole quotidienne et le développement des outils high tech dans ce secteur amènent à recueillir aujourd'hui une masse d'informations dont le traitement judicieux peut aider les agriculteurs à faire progresser leur métier sur tous les plans.

Ce traitement est particulièrement complexe car rien ne se reproduit à l'identique d'année en année (changement des cultures, du climat etc.). Les outils dont on dispose à ce jour vont bien au-delà de la gestion de bases de données. Ils permettent de les croiser, de les analyser en profondeur pour faire à la fois avancer la recherche et en tirer de multiples conclusions opérationnelles.

On entre ainsi dans un cercle vertueux où les données recueillies par les nouveaux outils technologiques sont traitées et restituées aux agriculteurs afin de les aider dans le pilotage de leurs cultures et de leur élevage. Les résultats ainsi obtenus servent à affiner toujours plus les traitements à privilégier en production agricole.

L’agriculteur devient un agrimanager

Big Data et agriculture de précision vont nécessairement de pair. 10 millions d'hectares en Europe sont d'ores et déjà couverts par les logiciels d'aide à la décision SMAG. Ceux-ci permettent d'améliorer la productivité et le revenu de l'agriculteur, ainsi que de mieux intégrer les contraintes environnementales dans ses choix et ses pratiques.

Tout se transmet par outils connectés. Les données relatives à la météo, l'humidité du sol, le stade de développement de la culture, les attaques éventuelles de parasites sont transmises dans les logiciels d'OAD (Outils d’Aide à la Décision) qui, à partir de leurs algorithmes, indiquent à l'agriculteur ou directement au tracteur lui-même, les mesures à prendre en termes d'arrosage, de traitement des végétaux ou d’alimentation du cheptel…

Cela concerne aussi bien l’optimisation de la fertilisation et de l’utilisation de produits phytosanitaires de leurs parcelles que l’anticipation des vêlages du bétail. L'agriculteur, qui devient un agrimanager, peut suivre ses cultures et ses animaux à distance, ce qui lui facilite la vie et lui permet dans le même temps une gestion beaucoup plus fine de ses cultures et de son troupeau.

Des solutions vertueuses, mais à quel coût ?

Le coût n'est pas excessif car, par exemple, la logique de mutualisation par le Cloud pratiquée par SMAG permet aux agriculteurs de ne pas investir dans un logiciel mais de procéder par abonnement. Par ailleurs, cette agriculture de précision concerne tous les types de culture et d'élevage, y compris la viticulture.

Et la propriété des données ?

L’agriculteur reste toujours l’unique propriétaire des informations saisies dans son logiciel de gestion d’exploitation (agreo ou atland).

Lui seul peut en décider le partage en s’abonnant à de multiples services lui permettant d’optimiser sa productivité. SMAG respecte bien entendu la confidentialité de ces informations. Atland et agreo agrègent une base de données agronomiques importante et remplissent plusieurs fonctions :

  • Assurer la conformité des données avec la règlementation agricole en vigueur.
  • Garantir la validité des données et leur cohérence.
  • Faciliter l’accès aux données, quel que soit le support utilisé (PC, smartphone, tablette).
  • Traiter efficacement les données pour en extraire une vraie valeur ajoutée pour l’utilisateur (aide à la décision).

Un agriculteur sur trois équipé à l’horizon 2025

A partir de sa banque de données unique en Europe, et d'autres investissements en préparation, InVivo s'apprête à équiper en France un agriculteur sur trois d’outils d’aide à la décision à l’horizon 2025.

Le groupe compte également sur l’association de la french tech et du savoir faire agronomique français pour conquérir des parts de marché à l’international en nouant des partenariats hors frontières.