Retour avec Thierry Blandinières sur l'année 2015-2016

13 Décembre 2016

Le lancement du plan stratégique « 2025 by InVivo » il y a deux ans a marqué le renouveau du groupe InVivo, sa forte volonté de croissance à l’international et sur de nouveaux métiers, l’alimentaire et le vin notamment.

Après une première année de déploiement très positive, comment analysez-vous les résultats d’InVivo sur l’exercice 2015-2016 ?

Les résultats sont satisfaisants, en ligne avec les objectifs fixés. Notre chiffre d’affaires atteint 6,4 milliards d’euros, en hausse de 13 %. Cette croissance résulte du développement de l’activité sur l’ensemble de nos métiers. La performance économique est très satisfaisante avec un Ebitda à 116 millions d’euros, en hausse de 9 %.

Les ristournes versées aux coopératives sociétaires s’élèvent à 97 millions d’euros. Elles sont équivalentes à celles de l’an dernier. Le résultat net part du groupe s’établit à 55 millions d’euros. Les ratios financiers d’InVivo sont très sains et nous permettent de poursuivre notre développement.

L’agriculture française traverse une série de crises majeures. La conjoncture économique mondiale est également difficile. Comment abordez-vous ce contexte ?

L’exercice 2016-2017 se caractérise par une situation agricole très difficile en France. C’est le cas en particulier de l’élevage laitier et bovin viande mais aussi de la filière blé qui connaît, pour des raisons climatiques très spécifiques à notre pays ce printemps, une crise historique, ce qui constitue un vrai défi pour notre filiale InVivo Trading.

Au niveau mondial, le ralentissement de la croissance chinoise affecte de nombreux marchés à des degrés divers. La croissance s’essouffle au Brésil et au Mexique où nous avons des positions fortes.

En dépit de ces contextes peu favorables, nous restons confiants. L’agriculture reste un secteur stratégique, la demande alimentaire augmente. Nous allons continuer à investir en étant très vigilants sur nos structures de coûts.

Quelles sont les perspectives pour le groupe InVivo ?

Je suis convaincu que face à la crise, le modèle économique du groupe InVivo va démontrer sa robustesse grâce aux quatre piliers que constituent ses quatre métiers : Agriculture, Nutrition et Santé Animale, Distribution Grand Public et Vin. Sa résilience va nous permettre de passer ce cap difficile.

En 2015-2016, de nombreux projets de croissance externe ont été initiés sur les métiers d’avenir : additifs en nutrition animale, biocontrôle en santé végétale par exemple ; et sur des pays qui disposent d’un potentiel agricole à valoriser, en Amérique latine, mais aussi en Asie et en Afrique.

Ils vont générer des relais de croissance rentables, nous aider à apporter notre contribution aux défis agricoles à relever et aux attentes à satisfaire en matière d’alimentation, en France et au niveau mondial. Nos investissements sur l’internationalisation de tous nos métiers et en matière d’innovation vont dans ce sens et contribueront à solidifier notre modèle économique.

Vous avez également décidé d’accélérer la transformation d’InVivo. Pour quelles raisons ?

Le plan stratégique « 2025 by InVivo » est sur les rails. Au cours de ces deux premières années, nous avons apporté les preuves de notre capacité à déployer de nouveaux projets et à délivrer les résultats attendus. Le moment est donc venu d’accélérer les transformations du groupe, notamment sa transformation numérique.

C’est l’objectif de la démarche « InVivo Tech 2020 » que nous engageons pour relever les défis de la digitalisation du monde agricole et agroalimentaire.

L’acquisition de compétences sur les nouvelles technologies et outils numériques au bénéfice des métiers, des coopératives et des agriculteurs va constituer un formidable levier pour permettre aux agriculteurs de produire plus et mieux.

Qu’attendez-vous de la digitalisation et du développement des nouvelles technologies chez InVivo ?

« InVivo Tech 2020 » marque aussi l’évolution culturelle du groupe. En étant parties prenantes de la mise en oeuvre du plan « 2025 by InVivo », les coopératives, les managers et les collaborateurs ont positionné InVivo sur une nouvelle trajectoire. Ils en ont fait un groupe ambitieux, une entreprise d’avenir attractive. « InVivo Tech 2020 » contribuera au développement de l’esprit start-up.

Le numérique favorise la transversalité entre les équipes et le travail en réseau, la mise en relation de nos centres de R&D et d’innovation avec des start-up situées en périphérie de nos métiers mais qui demain pourront impacter nos core business.

  • L’ouverture de We’nov, le centre mondial de l’innovation de notre pôle nutrition et santé animale Neovia et la création du fonds d’investissement Neovia Venture ont ouvert la voie aux autres métiers.
  • L’ouverture du Studio agrodigital autour de Smag et le lancement du fonds InVivo Invest ouvrent de nouvelles perspectives à InVivo Agriculture.

Par ailleurs, pour donner plus de corps et une vision mondiale à notre politique RSE, nous venons de créer un fonds de dotation, InVivo Foundation, avec pour objectif d’accompagner des projets de développement en Afrique et ailleurs.

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InVivo annonce un chiffre d’affaires de 6,4 milliards d’euros (communiqué)